La théorie de l’attachement par John Bowlby

La théorie de l’attachement, entre l’enfant et ses parents, est née dans les années 40. Ainsi, dans la catégorie: “Et si je pouvais rencontrer une figure en matière de théorie de la parentalité, qui cela serait-il ?”, pour moi ce serait: John Bowlby. En effet, il est décrit comme étant le fondateur de la théorie de l’attachement. J’ai donc lu une publication concernant la théorie de John Bowlby.

L’attachement sécure

La théorie de John Bowlby, telle que décrite, m’a captivée. Elle m’a aussi amenée à ré-évaluer ce que la société actuelle permet, ou pas, de mettre en place pour construire un attachement sécure. Dans les grandes lignes, il y a quatre grands types d’attachement, dont celui que j’ai envie de qualifier d’idéal : l’attachement sécure. Et pourquoi est-il si important ? Car j’ai lu par ailleurs qu’un enfant à qui l’on offre un environnement où il se sent digne d’amour et d’attention développe cet attachement sécure si crucial pour devenir un adulte CONFIANT ET ÉPANOUI. 

Oui mais… pour créer un tel environnement, encore faut-il le pouvoir.

L’idéal parental vs ce qui est possible

Il semble que c’est là que les choses se compliquent du fait de :

  • la perte de salaire liée au fait de prendre un congé parental pour rester à la maison et maximiser le temps passé avec son / ses enfant(s) en bas âge 
  • la chute hormonale qui n’est pas aisée à vivre pour toutes les mamans 
  • la fatigue qui s’accumule

Et cela se complexifie davantage quand les salariés-parents doivent concilier l’équation familiale avec la vie professionnelle. La culpabilité s’ajoute à tous les niveaux : celle de ressentir qu’ils ne sont pas 100% dans leur travail car préoccupés par les difficultés parentales (consulter notre étude à ce sujet, ici), ni 100% présent.e pour leurs enfants. Il est difficile de trouver sa place dans ce rythme dont les horaires ne coïncident pas toujours, entre autres. 

Puis, il y a ce déchirement quand il faut laisser son enfant en bas âge en crèche, pour aller travailler… afin de gagner un salaire pour payer cette crèche, et tout le reste. L’enfant en bas âge va alors passer plus de temps avec des personnes qui ne lui sont pas familières mais qui deviendront celles qui prennent soin de lui le plus souvent… c’est la figure de l’apporteur de soins, introduite par John Bowlby. Les apporteurs de soins deviennent les figures de réassurance pour l’enfant.

Tout cela peut avoir un impact sur le moral des salariés-parents et donc, sur leur capacité d’attention et d’engagement au travail ainsi que sur leur enfant. En effet, les enfants ont des neurones-miroirs pour apprendre de nos comportements. C’est d’ailleurs ce qui est appelé : imitation néonatale. De plus, ils ressentent toutes nos émotions.

Ainsi, la mise à disposition de places en crèche par les entreprises, ou encore l’existence d’une crèche interne à l’entreprise, sont deux des mesures qui ont un haut pouvoir de soulagement envers les salariés-parents.

On invente un nouveau modèle ?

Et si une autre parentalité était possible ? C’est exactement pour cela que Matercura existe: pour accompagner les entreprises à soutenir la parentalité, afin de ne plus la voir comme un frein mais comme une FORCE, une CÉLÉBRATION, une ODE A LA VIE. Sans le soutien des entreprises où les salariés-parents passent la majeure partie de la journée, si bien qu’ils ne voient leur enfant que lors de la course du matin ou durant le tunnel (stressant) du soir, nous ne pourrons rien. Et c’est toute la construction d’une société d’adultes épanouis qui est en jeu. 

Vous n’avez pas encore rejoint le mouvement Matercurien? Contactez-nous, on y gagne tous et en plus, on s’y sent bien ☺️